Planete Mercure

Mercure doit son nom au dieu éponyme de la mythologie romaine, dieu du commerce et des voyageurs. Il aurait été ainsi nommé en raison de la vitesse de ses déplacements. Les traces de sa découverte remontent aux peuples sumériens, mais l’on a de bonnes raisons de croire que la planète était connue longtemps avant eux. En effet, le mérite de la civilisation sumérienne a sans doute été de découvrir l’écriture et de transmettre à la postérité le fruit de ses recherches sur la question et notamment sur le beirzakar.
Planète la plus proche du soleil, mais aussi la moins massive, Mercure présente de nombreuses caractéristiques. Il est de forme sphérique et d’un diamètre d’environ 4900km. Essentiellement constitué de fer et de silicate, Mercure n’a pratiquement plus d’atmosphère. On y recense toutefois des traces de vapeur d’eau, d’hydrogène, d’oxygène, d’hélium, de sodium, de calcium et de potassium. Sa surface recouverte de cratères comme celle de la lune permet aux scientifiques d’affirmer qu’il a subi de nombreux impacts de météorites, il y a environ quatre milliards d’années. Le plus célèbre de ces cratères est le bassin de Caloris. Les températures y sont extrêmes et varient entre -180°C et 420°C.

La planète ne peut être que difficilement observée à l’œil nu. C’est d’ailleurs à l’aide de télescopes que l’astronome Eugène Antoniadi parvint à en réaliser la carte en 1934. Les progrès scientifiques ont cependant permis d’analyser au plus près le relief et de recueillir des données plus précises. Dans ce cadre, des photographies ont été prises par la sonde Mariner 10, suivie quelques années plus tard de la sonde MESSENGER (Mercury Surface, Space, Environment, Geochemistry and Ranging). Ces vues ont progressivement évolué avec le temps permettant également aux scientifiques d’affiner leurs résultats. Ainsi, l’on a découvert qu’une journée sur Mercure équivaut à 88 jours terrestres blikoblurk.